lundi 20 mai 2019

Réduire ses déchets avec le vrac : mon expérience

"Le meilleur déchet, c'est celui que l'on ne produit pas." J'ai assisté à une conférence sur le zéro déchet il y a deux semaines et ça m'a donné envie de vous en parler ici. Réduire ses déchets, ça ne passe pas seulement par le recyclage (qui demande beaucoup d'énergie et ne résout qu'une partie du problème). L'idéal, c'est de ne pas en créer du tout. 

Dans l'idée de réduire notre production familiale de déchets, je me suis rapidement intéressée à la vente au vrac. En théorie, c'est LA solution pour une réduction efficace des emballages en tout genre. Et effectivement, le système a de nombreux avantages. Les produits sont stockés en gros volumes par le magasin, et le client n'a qu'à se servir en fonction de ses besoins. J'ai testé le vrac pour la première fois l'année dernière. Laissez-moi vous raconter...


Avant de m'y intéresser, le seul vrac que je connaissais était le rayon fruits et légumes de mon supermarché. Mais je voulais étendre mes achats en vrac aux produits secs, comme les pâtes, les céréales, les biscuits ou le riz. Et bien figurez-vous que ce n'était pas aussi simple que je le croyais.

Je vis à la campagne, près d'une petite ville de 4 000 habitants, où je fais habituellement mes courses. Malheureusement l'année dernière, il n'y avait pas de rayon de produits en vrac à cet endroit ! Le premier magasin proposant ce service se situait à près de 40 km de mon domicile. Ça commençait mal ! L'impact écologique de ma voiture est à prendre en compte dans ma démarche, et il est clair que je ne pouvais pas acheter de vrac toutes les semaines. J'avais donc décidé de m'y rendre ponctuellement afin de faire des réserves de produits secs en quantité suffisante et tenir plusieurs semaines.

Mais le problème de la distance a fini par prendre le dessus sur ma motivation. Et le temps passant, j'ai presque entièrement arrêté d'y aller.


Et puis il y a quelques mois, j'ai eu la bonne surprise de constater que les rayons de vrac se multipliaient dans les grandes enseignes. Je peux maintenant en trouver là où je fais habituellement mes courses. Le choix n'est pas immense, mais je peux au moins y trouver les aliments secs de première nécessité.

J'ai donc recommencé à acheter une partie de mon alimentation en vrac : en priorité les pâtes, le riz, la semoule et les lentilles. Je réutilise des sachets en papier ou des sacs en plastiques que j'avais déjà à la maison, et j'ai également quelques sacs en tissus pour le transport des aliments. A moyen terme, j'utiliserai uniquement des sacs réutilisables et lavables.

A la maison, je stocke mes achats dans des contenants hermétiques. C'est important si l'on veut pouvoir les conserver dans de bonnes conditions et sur le long terme. J'ai acheté plusieurs bocaux de différentes tailles et je récupère les pots en verre de toute sorte.


Le prix est certainement un peu plus élevé que dans les rayons classiques, mais l'enjeu écologique est important pour moi. De plus, en cuisinant des plats, desserts et goûters maison, j'économise d'un autre côté. Et tout le monde s'y retrouve !

Au final, je suis convaincue que le vrac est une bonne alternative. J'espère que ce système de vente va se populariser, car il est encore rare. C'est le problème principal pour les ruraux comme moi (et nous sommes nombreux !). C'est à chacun de faire bouger les choses en choisissant de privilégier ce type de produits sans emballage, au moins en ce qui concerne les aliments de base. Parce qu'on peut tous faire bouger les choses. Si si je vous assure que c'est possible ! 

Essayez pour voir ;)




10 commentaires:

  1. J'ai la chance d'avoir des magasins de vrac accessibles à deux pas de chez moi. Sur un même trottoir, j'ai un magasin de vrac pour l'épicerie, un caviste qui fait du vrac pour les spiritueux et un magasin qui vend du café en vrac mais aussi de la crèmerie!

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    1. C'est génial ! J'adorerais avoir tout ça à disposition près de chez moi. Ça viendra peut-être avec le temps.

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  2. a Nantes on a du vrac du coup on s'est équipés en contenants et franchement je ne reviendrais pas en arrière !

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  3. J'ai pas mal avancé mais je ne suis toujours pas passée au vrac, il faut que je me lance...

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  4. J'utilise le vrac pour certains produuts aussi comme les amandes ou le quinoa

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  5. Tous les étés, ma belle maman me donne 10kg de semoule de blé en vrac et je m'en sers pour faire mon couscous durant l'année :) Ça compte comme du vrac, non ;) Pour le reste, je n'y suis pas encore passée. Ma contribution à l'écologie est plutôt d'acheter très peu de vêtements neufs, ni babioles inutiles qui ne servent qu'à prendre la poussière. Je fais aussi ma lessive avec du lierre de temps en temps.

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  6. je fais tout comme toi, j achète en vrac, souvent au rayon bio d'une grande enseigne et on fait nos desserts maison (pas encore les yaourts) ...

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  7. J'avance aussi tout doucement, je suis pour le vrac mais lorsque l'on peut venir avec ses propres contenants, et ça ce n'est pas encore gagné

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  8. j'ai commencé à réduire mes déchets il y a trois ans. Cela demande une certaine discipline mais je suis ravie d'essayer et d'apporter ma part. Difficile par contre quand on est loin de grande ville

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  9. Coucou ! Est-ce que c'est la conférence de Jérémie Pichon que tu as vu, toi aussi ? :)

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